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Description : Description : Description : E:\www.bertrandfavreau.net\promenadeurop_fichiers\proms.jpgPromenade européenne dans Bordeaux 14

 

L'élixir de Cagliostro

15, Cours Georges Clemenceau - Hôtel du marquis de Canolle.

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C'est là que Joseph Balsamo, aventurier italien qui se fait appeler - entre autre - comte de Cagliostro - et qui sera peu après impliqué dans la ténébreuse affaire du collier de la reine - fut reçu par le marquis de Canolle, avec sa femme, Lorenza Feliciani, qu' il a épousé à Rome, en 1768 Après avoir parcouru l'Europe, Cagliostro s'arrête à Bordeaux.


 

Né à Palerme 2 juin 1743, à partir de 1769, il a parcouru l'Asie Mineure et l'Égypte, puis l'Europe, rencontré une première fois Casanova à Aix-en-Provence (Barcelone, Madrid, Lisbonne, Londres, Paris, Venise, Naples, Bruxelles, Allemagne…). En 1776 - 1777, on le retrouve à Londres, où il est initié à la maçonnerie, avant de partir pour Bruxelles.

Devenu le "Comte de Cagliostro", il arpente à nouveau l'Europe de 1778 à 1783: de Venise (où il a une deuxième rencontre avec l'incontournable Casanova), à Paris, en passant par Saint-Pétersbourg, Varsovie, Bâle ou Strasbourg. Le 8 novembre 1783, Giuseppe Balsamo s'installe chez le marquis de Canolle. Ils sont l'un et l'autre franc maçon mais le premier est de rite égyptien. L'hôtel particulier du marquis de Canolle porte sur sa façade plusieurs mascarons dont une tête ceinte d'un bandeau, signe d'une récente initiation.

Balsamo se présente comme guérisseur, soignant par le magnétisme et d'étranges remèdes. Spi­rite et mage, il organisa de grandes fêtes et présida des réunions mystérieuses revêtu de son costume de grand Cophte, composé d'une robe de soie noire sur laquelle étaient brodées en rouge des légendes hiéroglyphiques, et d'une coiffure égyptienne "formée de bandelettes de toile plissée qui retombaient autour de la tête". Un cordon vert émeraude barrait sa tandis qu'une "épée de chevalier pendait à une ceinture de soie rouge". A lire les comptes-rendus des chroniques locales, les Bordelais ne se laissèrent pas impressionner par ses théories. Ils étaient, à l'époque, plus sensibles aux étranges manifestations des baquets de l’Autrichien Anton Messmer.

L'humour gascon brocardait le mage sicilien. Un poème intitulé, Les prodiges de Cagliostro à Bordeaux, parcourait les gazettes :

"Dans Bordeaux il est arrivé

Un homme qui fait des merveilles ;

Par lui tout le monde est sauvé,

Ouvrez les yeux et les oreilles

Le comte de... le comte de Caliostro (sic)

Va guérir de tout vertigo

Bravo, bravo, bravissimo !"

 

Bien que bénéficiant de la protection du chevalier de Rolland, troisième jurat, qui demeurait place Dauphine (Place Gambetta), dans les derniers jours d'octobre 1784, il doit quitter la ville. Dans le Mémoire produit dans l'affaire du Collier, il en donne la raison : "le genre de persécution qui [l]'avait éloigné de Strasbourg l'ayant suivi à Bordeaux", écrit-il. Dans la réalité, il semble que loin de "distribuer aux pauvres des remèdes et des secours pécuniaires", comme il l'affirma, Cagliostro avait davantage prescrit … …

… …

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© Bertrand Favreau 2011

 

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