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Description : Description : Description : E:\www.bertrandfavreau.net\promenadeurop_fichiers\cabarrus.jpgPromenade européenne dans Bordeaux 12

 

La L'Ange de Bernini.

Eglise Saint-Bruno.

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La place tenue par Gian Lorenzo Bernini, dit le Cavalier Bernin (1598-1680), dans l’histoire de l’art européen, est en soi un phénomène à peu près unique. Gian Lorenzo Bernini travailla d’abord avec son père, Pietro Bernini (1562-1629), avant de devenir le maître du baroque italien. Il s’installa à Rome en 1605 et devint l’architecte en chef de Saint-Pierre en 1629. Là, il devint le serviteur de sept papes successifs et de nombreux cardinaux.

Première église baroque construite à Bordeaux à partir de 1611 – avant l’église Saint-Paul et l’église Notre-Dame – l’église Saint-Bruno est le seul élément subsistant de l’ancien couvent des Chartreux. Aujourd’hui dégagée, elle offrait jadis sa façade sur une petite place « à l’italienne » entourée de constructions. Elle possède une nef unique qui contient un retable datant de 1676 et de nombreux chefs-d’œuvre, dont un tableau de Philippe de Champaigne et un groupe sculpté. Les panneaux qui prolongent de part et d’autre sont creusés de niches abritant deux statues de marbre blanc, l’une représentant l’Annonciation, la Vierge Marie, sculptée par Pietro Bernini, et l’autre l’Ange Gabriel, sans doute par son fils Gian Lorenzo, le Bernin.

Le cardinal François de Sourdis fit un séjour de plus d’un an à Rome, en 1622-1623, et y commanda deux statues et un buste. Elles furent commandées et sculptées à Rome entre 1620 et 1622, à la demande du cardinal de Sourdis qui séjournait alors dans la capitale italienne, par les Bernin, Pietro pour la Vierge, Gian Lorenzo, son fils, pour l’Ange. Les sculptures ne rejoignirent le retable de marbre de Saint-Bruno que sous l’épiscopat de son frère, Henri de Sourdis. Le buste du cardinal, par Gian Lorenzo Bernini, demeura pendant un siècle dans la chapelle à gauche de l’entrée. Retrouvé et restauré, après avoir été jeté dans un puits à la Révolution, il se trouve aujourd’hui au musée des Beaux-arts. On a voulu l’attribuer à Pietro, le père, mais la Vita di Bernini de Filippo Baldinucci, parue en 1682 est formelle : c’est bien le fils, Gian Lorenzo, qui a sculpté le buste du cardinal Serdi, envoyé en France.

Entrant dans l’église Saint-Bruno, en mars 1838, Stendhal, … …

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Description : E:\www.bertrandfavreau.net\promenadeurop_fichiers\leipzig.jpgG.L. Bernini. Dessin pour l'Ange de la Chapelle du Saint Sacrement à Saint Pierre, Leipzig, Stadtbibliothek.

Description : E:\www.bertrandfavreau.net\promenadeurop_fichiers\angelo.jpgG.L. Bernini, Tête de l'ange de l'Extase de Sainte Thèrèse, Madonna de della Vittoria, Rome.


 

Description : E:\www.bertrandfavreau.net\promenadeurop_fichiers\saintbruno.jpg

Saint Bruno au XIXème siècle

 

Les deux ailes en retour du chœur alternent tableaux et statues en ronde bosse installées dans des niches. Elles représentent à gauche saint Jean-Baptiste et saint Charles Borromée, l’archevêque de Milan ; à droite, saint Joseph et saint Bruno. Saint Charles Borromée et saint Bruno furent sculptés au début du XVIIe par l’artiste florentin Otaviano Lazeri. Les voûtes furent peintes par le peintre Jean-Antoine Berinzago, né à Agnadel, près de Crémone, venu à Bordeaux en 1758.

 

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© Bertrand Favreau 2011

 

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