ENGLISH

 

Description : Description : Description : E:\www.bertrandfavreau.net\promenadeurop_fichiers\cabarrus.jpgPromenade européenne dans Bordeaux 11

 

Le Palais de Rogers.

Rue des Frères-Bonie.

 

Description : E:\www.bertrandfavreau.net\promenadeurop_fichiers\tgbx9.jpg




Depuis 150 ans, Bordeaux n’avait pas connu la construction d’une nouvelle enceinte judiciaire. Un emplacement s’offrait à l’arrière de l’ancien palais de Justice (Thiac 1847), sur un site historique de la ville, à condition toutefois de respecter les deux tours du XVe siècle de l’ancien fort du . À la fin des années 1980, un concours fut lancé et en novembre 1990 : c’est le projet de l’architecte bordelais Jacques Hondelatte (1942-2002), couronné d’un grand prix de l’architecture en 1998, qui fut désigné. Le thème en était « l’équilibre de la justice ».

Il se décomposait en deux bâtiments triangulaires accolés pour former un triangle isocèle, dont les côtés égaux devaient longer le cours d’Albret et la rue des Frères-Bonie. Les pentes des toits n’avaient pas la même inclinaison, l’un touchant la terre du côté du fort du , l’autre se dirigeant doucement vers le cours d’Albret. Le traitement des façades était composé de verre plaqué de feuilles de marbre, translucides plutôt que transparentes. La lumière ne venait pas, divine, d’un puits du ciel, mais tout simplement de la rue, des jardins. La lumière des hommes pour les hommes.

Pour l’intérieur, Jacques Hondelatte avait voulu un édifice fonctionnel. Avant de concourir, il avait inlassablement questionné les avocats, des juges, et tous ceux qui sont appelés à vivre quotidiennement dans un palais de Justice. À l’intérieur, il conçut des circuits complexes mais souples, conduisant à des salles conçues davantage comme des salles de réunion que d’audience. Jean Nouvel dit que le projet était proche du miracle. Hélas, le concours fut annulé. Le ministère de la Justice ouvrit en 1992 un nouveau concours, dont la règle était stricte : le lauréat d’un concours annulé n’avait plus le droit de concourir.

Le nouveau concours fut remporté par un architecte anglais, Sir Richard Rogers. Le thème était, cette fois-ci, « la transparence de la justice ».

Construit entre 1994 et 1997, le nouveau Tribunal de grande instance (TGI) de Bordeaux est un parallélépipède de verre, d’acier et de bois. Une couverture de cuivre englobe l’ensemble dans lequel s’insère un autre parallélépipède vitré, plus petit, abritant tous les bureaux des juges et des services. Il est relié par des passerelles à un vaste hall (correspondant à la traditionnelle « salle des pas perdus » des enceintes judiciaires), dans lequel s’alignent sept salles d’audience (pour les sept chambres du Tribunal) en forme de poire ou de cône posé sur des trépieds de béton, qui montent jusqu’au toit et le traversent. Leur ouverture zénithale permet l’éclairage du lieu. Si la « grande boîte vitrée » de Richard Rogers veut être une variation architectonique sur l’adage britannique justice must not only be done, but also seen to be done, les sept cônes qui abritent les débats judiciaires ont été réalisés en bois. Spécificité bordelaise ou concession à l’environnement, ils ont fait appel aux ressources et aux savoir-faire locaux, selon la technique traditionnelle et ancestrale de fabrication des cuves de vins. Ainsi, il ne s’agit ni de poires, ni de bouteilles, mais de … …

… …

… …

 

 

Description : E:\www.bertrandfavreau.net\promenadeurop_fichiers\tgibx5.jpg

 

Description : E:\www.bertrandfavreau.net\promenadeurop_fichiers\tgibx1.jpg

 

 

Vous pouvez ensuite prendre le tram (Palais de Justice) jusqu'à Saint Bruno. Puis entrer dans l'Eglise Saint-Bruno.

 

 

Ce texte est protégé par la législation sur le droit d'auteur.

Toute reproduction même partielle expose à des poursuites pénales pour le délit de contrefaçon.

© Bertrand Favreau 2011

 

Description : Retour page d'accueil